Même s'il n'y n'existe pas de "théorie leibnizienne du vivant" à proprement parler, il est possible de dégager chez Leibniz une conception de la vie comme système évolutif de forces actives animé par une dynamique d'optimisation, unité d'un "Désir" où être et comprendre sont indissociables, dans la mesure où mieux on comprend, plus on est.
Une réflexion sur la mort, écrite dans un langage simple, aborde le concept sous diverses acceptations que le terme recouvre, des métaphysiques aux plus pragmatiques.
Ne guérit-on pas de la guerre qu'en rétablissant la puissance des peuples à juger de leurs conditions de vie propres aussi bien que des conditions de vie des autres peuples ?
La perspective développée par l'auteur est intéressante, féconde et inattendue par son ambition de s'attacher à l'oeil dans sa relation à, c'est-à-dire dans les limites du Sujet du regard.
Un manque mine nos sociétés depuis les Temps Modernes, il est ici interprété comme le refoulement, comme l'oubli absolu du lien primordial avec la mère ; sur cet abandon prospèrent le totalitarisme, le négationnisme et le révisionnisme, trois versions de l'instrumentalisation de la mémoire occultée de la mère.
Les thèses universalistes de René Guénon (1886-1951) et de l'un de ses héritiers les plus importants, Frithjof Schuon (1907-1998), qui ont profondément rénové l'idée d'une unité essentielle des religions de l'humanité, ont été peu discutés, même dans les milieux universitaires.
A la jointure du Moyen Age et de la Renaissance, Nicolas de Cues, initiateur de la pensée moderne, propose un modèle du monde qui, en renonçant au principe hiérarchique, célèbre les singularités non comparables des êtres.
Si l'Homme n'a aucune emprise sur cette durée qui lui échappe, du moins peut-il essayer de l'apprivoiser par une forme d'art telle l'écriture, qui rend éternel ce qu'elle exprime.
La démocratie est vue comme un simple mécanisme, indifférent à la vertue morale des citoyens, aux valeurs de liberté, de justice, d'égalité, de fraternité.
Plusieurs peuples d'Afrique noire sont ici présents, associés ou mélangés, au travers des réflexions et expériences qu'ils ont suscitées tout au long de la carrière d'archéologue de l'auteur.
Le présent ouvrage investit modestement l'histoire, la philosophie et la sociologie au regard des "espaces protégés" des Alpes, sorte de prismes de nos modalités environnementales.
La lutte contre l'incertitude et la recherche de la performance à tout prix, par des artefacts qui obstruent le réel et une phraséologie managériale limitante, ont fini par entraver la capacité de penser dans les entreprises et les organisations en général.
Pour Deleuze, la philosophie est moins une entreprise de fondation que de problématisation : la puissance de l'indéterminé prime sur l'acte de la détermination.
Cet ouvrage présente les conditions essentielles d'émergence du pragmatisme analytique de Robert Boyce Brandom, et dresse un registre critique d'incidences méta-théoriques qui en découlent.
Cet essai évoque l'influence des lieux de villégiature de Nietzsche sur son oeuvre, soulignant ses divers sauts, tant sur le plan géographique qu'intellectuel, affectif et relationnel, traçant un itinéraire de vie et de pensée autour de quelques grands thèmes, la jeunesse, l'amour, la solitude, la déraison, les périples, la transgression ou l'autonomie.
Le désir n'est pas responsable de la violence alors que notre civilisation, dans ses légendes et ses religions, par ses normes morales et sociales, à travers son histoire et la vie quotidienne, fait du désir un bouc émissaire, sacrifié à la violence.